Mylène Farmer, de son vrai nom Mylène Gautier[1], née le 12 septembre 1961 à Pierrefonds, au Québec (Canada), est une chanteuse française.
Depuis le milieu des années 1980, elle est la plus importante vendeuse de disques en France[2], et connaît également un succès considérable hors des frontières francophones, notamment en Russie et en Europe de l'Est, dépassant ainsi les 25 millions de disques vendus[3]. Elle apparaît rarement dans les médias et s'est construit un univers musical singulier, notamment à travers ses clips et ses concerts spectaculaires.
Elle collabore dès ses débuts avec Laurent Boutonnat, qui compose sa musique et réalise ses premiers vidéoclips. Les textes de Mylène Farmer sont imprégnés de thèmes récurrents comme le sexe, la mort, la religion ou l'amour et contiennent souvent des influences de certains écrivains comme Edgar Allan Poe, Luc Dietrich, Francesco Alberoni, Oscar Wilde, ou encore Charles Baudelaire. Sa musique a habituellement une tonalité pop, parfois accentuée de rythmes plus dance/électro, rock ou encore new wave.
Ses clips, de renommée internationale, sont de véritables courts-métrages (Pourvu qu'elles soient douces dépasse les 17 minutes). Réalisés par Laurent Boutonnat, Luc Besson (Que mon c½ur lâche), Abel Ferrara (California), ou encore Ching Siu-tung (L'Âme-Stram-Gram), ils ont largement contribué au succès de la chanteuse. Il est cependant arrivé que les chaînes de télévision tronquent ou censurent certains clips au contenu jugé trop explicite, comme Beyond my control ou encore Je te rends ton amour. Ce dernier, interdit de diffusion, sortit par la suite dans les kiosques au profit de la lutte contre le SIDA.
En quelques années, Mylène Farmer s'est forgée un personnage auquel les fans vouent parfois un véritable culte pouvant tourner à l'obsession : en 1991, un fanatique voulant absolument rencontrer son idole, tue le réceptionniste de sa maison de disques d'un coup de fusil. C'est à cette époque que la chanteuse prend de la distance vis-à-vis de son personnage public, en se faisant de plus en plus discrète dans les médias. Éloignée du monde du show-business, elle ne se déplace alors plus qu'aux remises de prix attribués par le public, et refuse toutes soirées mondaines, mais aussi demandes d'interviews (estimant que ce qu'elle a à dire se trouve dans ses chansons), et autres reconnaissances prestigieuses comme la Légion d'honneur, une statue au Musée Grévin, son nom figurant dans le dictionnaire.